Le Brexit met en garde le secteur logistique

Le 25 novembre dernier, un accord a été conclu sur le retrait du Royaume-Uni de l’UE et sur les relations futures entre les deux. Cette décision comprend une période de transition qui s’étend jusqu’au 31 décembre 2020. Jusque-là, le mouvement des marchandises à la frontière se poursuivra conformément aux règles en vigueur.

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Dans le cas où l’accord n’est pas finalement ratifié et que nous entrons dans le scénario appelé “Hard Brexit”, ce qui se produirait si le Royaume-Uni quittait l’UE le 29 mars sans aucun accord, la France serait contrainte de commercer avec ce pays sur la base des réglementations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Autrement dit, l’autorisation communautaire ne serait plus valide et les procédures seraient similaires à celles des envois avec les États-Unis et d’autres pays avec lesquels il n’y a pas d’accords commerciaux.

Plus précisément, tous les produits envoyés au Royaume-Uni seront soumis à des taxes et à la TVA, les délais de livraison augmenteraient car ils devront passer par des contrôles douaniers et des contrôles seront effectués sur certaines des marchandises importées ou exportées.

Il est donc essentiel qu’en France des mesures législatives et administratives appropriées soient adoptées pour assurer la continuité des relations commerciales et de transit entre les deux pays. Les secteurs du transport et de la logistique sont déjà conscients du panorama qui s’offre à eux et il est clair que leurs procédures avec le Royaume-Uni ne bénéficieront plus d’une liberté de mouvement totale comme ils l’ont fait jusqu’à présent.

Par conséquent, la plupart des entreprises du secteur concentrent déjà leurs efforts pour faire face à ce scénario. En fait, elles ont déjà commencé à investir dans le renforcement des équipes douanières de l’entreprise face à cette situation évidente.

eCommerce : La grande obstruction

Le commerce électronique sera l’un des secteurs les plus touchés par le Brexit. Si un contrôle douanier était finalement imposé, les plates-formes en ligne et les Marketplaces françaises opérant sur le marché britannique verraient toutes les opérations logistiques devenir plus coûteuses : davantage de taxes seraient appliquées, les temps de transit augmenteraient et les procédures seraient compliquées.

Si nous prenons en considération le fait que le Royaume-Uni est actuellement le pays d’où un grand nombre d’exportations sont réalisées en provenance de notre territoire, les effets seront visibles et le commerce électronique français subira un impact important.

En fait, on estime que le volume des envois pourrait être considérablement réduit, car les vendeurs, en particulier ceux qui opèrent dans les petites et moyennes entreprises en ligne et dont la marge de profit n’est pas très large, seront indemnisés vu les frais supplémentaires exigés par les douanes qu’ils devront couvrir.

Comment se préparer avant l’arrivée du Brexit ?

L’impact de la hausse des impôts et l’apparition des douanes dans tous les processus d’expédition changeront considérablement la situation du commerce électronique dans notre pays. Par conséquent, ces derniers doivent commencer à préparer leur modèle d’entreprise et leur infrastructure pour s’adapter à ce changement.

Le commerce électronique doit prendre en compte les éléments suivants avant l’éventuelle arrivée du “Hard Brexit » :

-Tous les produits doivent inclure leur code particulier (code du système de douane harmonisé).

-Le commerce électronique doit être enregistré en tant qu’« opérateur économique EOR », condition requise par la douane et qui sera essentielle pour la réalisation de toute procédure.

– Pour être plus efficace avec le dédouanement, il serait mieux d’envoyer plusieurs colis ensemble.

-Préparer le logiciel de facturation pour appliquer un taux zéro de TVA, de la même manière que cela se fait actuellement avec des destinations en dehors de l’UE.

-Pour prendre en compte les nouveaux tarifs de service. Selon les règles de l’OMC, les livraisons au Royaume-Uni peuvent entraîner des frais de douane et tarifaires.

-Fournir les données du pays d’origine. Les douanes voudront connaître ces informations pour s’assurer que rien n’est importé qui soit contraire aux lois locales.

-Incluez le coût d’expédition et la valeur de la facture : valeur totale du colis déclaré à la douane plus les frais d’expédition.

En conclusion, il est clair que le lien commercial entre les marchés du Royaume-Uni et de l’Europe restera actif, mais les négociations sont dans un état critique et le temps presse. Par conséquent, le commerce électronique doit prendre des mesures immédiates et se préparer à un changement de décor imminent.

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